ÉdeC : la crise sociale en débat

ÉdeC : la crise sociale en débat

ÉdeC : la crise sociale en débat. Le Cercle de réflexion sur l’Économie de Communion propose une matinée de réflexion-débat sur les perspectives économiques pour sortir de la crise sociale, à partir des orientations auxquelles ses membres sont arrivés.

 

La question sociale : des solutions
à la lumière de l’Économie de Communion

Réflexion-débat le samedi 30 mars 2019 de 9h à 13h

Parc d’Arny, 91 680 Bruyères le Châtel

 

Dans le contexte de 2019, et celui du mouvement des ‘gilets jaunes’, quelles solutions proposer à la crise sociale ? En se fondant sur les principes de la pensée sociale de l’Église dans la perspective d’une écologie intégrale (Laudato si), et sur l’Économie de communion qui est née pour répondre à la question sociale, on peut trouver des chemins de solutions.

Aujourd’hui, les inégalités et la crise écologique relèvent du même mal : nos comportements individualistes et égoïstes. La solution aux crises sociales et environnementales passera par le changement de nos comportements de consommateurs, d’épargnants, d’investisseurs, de chefs d’entreprises et de responsables publics. Il s’agit dans toutes nos décisions de donner la préférence aux pauvres, tout en respectant la nature, et non pas de s’en remettre à la main invisible du marché et au ruissellement des richesses créées. Les pauvres s’entendent au sens large : ceux en-dessous du seuil de pauvreté, les chômeurs de longue durée, les travailleurs pauvres, les exclus, les migrants, les jeunes non insérés, les handicapés, …
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Manifeste pour la co-gouvernance

Manifeste pour la co-gouvernance

Le manifeste pour la co-gouvernance que nous publions aujourd’hui est le résultat des travaux de groupe réalisés au cours du congrès et des apports des intervenants. Les contributions ont été rassemblées et mises en forme dans le manifeste qui a été proclamé des quatre coins de la salle, par les étudiants de l’Institut Universitaire Sophia de Loppiano. Il a été aussitôt approuvé par acclamation et par signatures lors de cette même séance plénière du 20 janvier 2019.

La co-gouvernance : Pour rétablir la pleine efficacité politique dans les villes, nous proposons des réseaux de citoyens, des réseaux d’acteurs collectifs, des réseaux entre les villes ; le dialogue y est la dimension structurelle de la société humaine” .

Les villes sont des lieux de gouvernance majeurs. Des lieux qui favorisent la rencontre des cultures dans leur diversité, où l’on apprend à s’accueillir. La démocratie peut y acquérir une nouvelle qualité en faisant coopérer décideurs et citoyens. L’orientation préconisée est l’adoption de l’outil du “réseau” et sa philosophie. Il s’agit de créer des liens au niveau approprié.

Les groupes du colloque ont examiné deux questions et envisagé les réponses : comment décider ? Comment traduire les décisions dans la pratique ? Les signataires ont signifié leur espoir dans cette perspective d’unité de tous les peuples.

Télécharger ici le texte du manifeste pour la co-gouvernance.

Pour consulter le site dédié à l’événement, pour télécharger le texte en anglais ou en italien, cliquer ici.

Co-gouvernance : une interview de quatre participants

Co-gouvernance : une interview de quatre participantsCo-gouvernance : une interview de quatre participants

Présente au congrès sur la co-gouvernance de la ville, Véronique Francou a réuni quatre participants pour enregistrer une émission qu’elle co-produit pour RCF Nice Côte d’Azur. Elle nous a permis de reprendre l’enregistrement de son émission.

Étaient réunis, autour du micro de Véronique Francou : Alain-Bertrand de la République Démocratique du Congo, chercheur accompagnant des étudiants dans des projets de développement durable ; Nicolas, président de Vivre Ensemble à Cannes ; Pierre, cofondateur de l’association FraternAide à Sarcelles et représentant de l’ONG New Humanity auprès de l’UNESCO ; Philippe, urbaniste à Ardennes Métropole, chercheur-associé à Nancy 2, représentant de l’association internationale des urbanistes à l’UNESCO.

Durée : 16 minutes.

La ville qui se préserve et qui accueille

Le congrès de la co-gouvernance de la ville s’est poursuivi avec d’autres témoignages, d’autres expériences de vie. Avec ceux qui viennent, ci-après, on pourrait dire que c’est la ville qui se préserve et qui accueille. La question de la corruption a été abordée et, aussi, celle du citoyen qui est étranger.

La ville qui se préserve et qui accueilleLa co-gouvernance n’est pas seulement de relever les défis qui répondent aux problèmes actuels, mais également d’emprunter des pistes pour la prévention des fléaux de la société tels que la corruption. Pour Adriana Cosseddu, professeure de droit à l’Université de Sassari (Italie), l’idée de la justice est de « repenser en premier lieu le ‘pourquoi’ de la règle et l’impact de chaque action illégale ou légale ». De cette manière, « l’engagement de chacun ne sera pas tant axé sur le contournement de la norme, comme cela arrive souvent, mais sur un comportement qui vise à dépasser l’intérêt individuel pour rechercher, plus loin, le bien de l’autre dont je deviens le constructeur ». « Mais – a-t-elle conclu – avons-nous le courage de renoncer, dans les situations les plus diverses, à un avantage personnel, face aux besoins, aujourd’hui d’un autre, demain de la communauté ? Je pense que commence ici la construction du ‘nous’ qui aimerait habiter dans nos villes et que, au sein de ces villes, un réseau de relations incarne la capacité de les renouveler ». La suite >

La capacité des citoyens à gérer les blessures des villes

À partir des deuxième et troisième jours de la conférence « Co-gouvernance, coresponsabilité dans les villes aujourd’hui », un nouveau concept de citoyenneté se dégage, fondé sur une participation déclinée dans tous les domaines de la vie urbaine : la capacité des citoyens à gérer les blessures des villes. La confiance et l’espoir étaient des mots récurrents, des perspectives à vivre, des valeurs à reconquérir.

La capacité des citoyens à gérer les blessures des villes« Dans certains quartiers de Medellin, il existe des populations très résilientes. Elles essaient de construire leur ville dans la ville, une ville dans la banlieue ». L’expérience pilote de la ville colombienne dans laquelle ils sont partis de quartiers nés de migrations forcées pour mettre en œuvre des projets urbains globaux est un type de planification urbaine. « Nous avons commencé à impliquer les citoyens à partir de projets, parce que les aménagements appartiennent aux citoyens », a expliqué Federico Restrepo. Il est ingénieur et ancien directeur de l’EPM de la ville colombienne. Et en ce qui concerne le problème de l’immigration, qui augmente également en Colombie depuis le Venezuela voisin, il a confirmé que la solution n’était pas de construire des murs : « Nous avons la responsabilité de construire des relations entre la ville et les régions environnantes, afin de résoudre ce problème social que notre société traverse ». La suite >