Des Amériques à la Corée du Sud, de l’Afrique à l’ÉcosseLe congrès de la co-gouvernance pour la ville s’est tenu. Environ 400 personnes y ont participé, venues d’une trentaine de pays des Amériques à la Corée du Sud, de l’Afrique à l’Écosse. Un remarquable réseau de traducteurs a permis d’entendre les différents intervenants dans sa langue.

De nombreux témoignages, de nombreuses expériences ont été données par des maires ou des adjoints, des experts ou des techniciens en urbanisme et en aménagement, par exemple. La pauvreté comme la corruption ont été abordées.

Le résultat des travaux est l’approbation et la signature du « Manifeste pour une nouvelle gouvernance » pour lequel les participants s’engagent à conquérir leurs communautés et leurs administrations publiques.

« Nous sommes convaincus – indique le document – que les villes peuvent devenir des laboratoires dans lesquels s’établissent des voies de paix et de justice dans le quotidien des relations ; que des cercles vertueux peuvent être déclenchés par n’importe qui et s’étendre pour devenir des usages de citoyenneté constructive ; que les diversités culturelles peuvent se rencontrer, se reconnaître et créer des lieux de nouvelle convivialité ; que coopèrent la fonction de médiation des hommes politiques, la qualité technique des experts, la compétence des agents des administrations, les connaissances des citoyens et des nombreux acteurs sociaux, pour donner un nouveau caractère à la démocratie de la ville. Si cette perspective est consolidée dans une multiplicité de pratiques efficaces, elle peut devenir un système et se projeter à un niveau mondial ».

Les 400 signataires du manifeste se sont engagés à composer trois réseaux pour agréger la diversité et répondre à la complexité du réel.

  • Des réseaux de citoyens : « Ceux qui habitent le territoire urbain maintiennent une diversité des fonctions et des tâches mais sont inspirés par la même responsabilité » ;
  • Des réseaux d’acteurs collectifs : groupes professionnels et économiques, membres des associations et groupes religieux, de la culture, des universités, de la communication, etc. ;
  • Des réseaux entre villes : « … qui proposent de faire collaborer tout d’abord, la citoyenneté avec la création de plates-formes accessibles et faciles à utiliser.

Coopérer et surmonter les intérêts particuliers et les préjugés qui minent la confiance est le fondement indispensable de la construction d’un réseau. L’objectif est de partager des programmes et des informations, des ressources humaines et matérielles, mais aussi des échecs et des expériences problématiques, de se donner de l’aide et des visions ouvertes et des collaborations opérationnelles. Agissant ainsi, ils demandent à être reconnus comme des acteurs essentiels au sein des organisations et des institutions inter et transnationales, de manière à intégrer la voix des peuples dans la gouvernance.

Des Amériques à la Corée du Sud, de l’Afrique à l’Écosse

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